
Ludovic Winterstan, photo de Nath Sakura
Beaucoup pensent que pour être un grand créateur il n’y a qu’un seul moyen : intégrer une grande école, l’une des plus chères.
Mais que faire si l’argent n’est pas devant la porte? Que le milieu d’où l’on vient est trop modeste pour cela?
J’ai fait la connaissance d’un créateur, d’un génie de la création qui m’a démontré que l’argent n’est pas le nerf de la guerre : la passion est ce qui compte.
Bientôt âgé de 30 ans, Ludovic WINTERSTAN a dès sa plus tendre enfance su que ce milieu l’attendait et était fait pour lui…
Goûts prononcés pour une esthétique différente de celles démocratisées au grand public, attirance certaine pour l’esprit rebelle, libre et poétique de groupes et chanteurs tels que Guesh Patti, Desireless ou encore Jeanne Mas, mais aussi fascination pour les catalogues de ventes par correspondance de sa mère et pour les barbies de sa sœur…tout ça l’influencera de façon certaine. Mélangez le tout à la série qui le submergea d’inspiration, « Angélique Marquise des Anges« , et vous obtenez un petit garçon de 5ans sûr de son destin : la création, au style résolument Versaillais, et une muse, Michelle Mercier, qu’il ne cessera dès lors d’imaginer dans chacune de ses tenues…

Mais la passion ne suffit pas…
Des rencontres : Aurore Zimon, créatrice, qui dès 2001 verra les choses en grand pour lui. Les sœurs de l’Eglise grâce à qui il apprendra à coudre, formation renforcée par Maris Claude Marchand qui lui apprendra toutes les techniques. Madame Zaza of Marseille, puis des amis comme Robin Navarro qui ne s’arrêtera jamais de le pousser et de le juger pour son plus grand bien. Entre ensuite en scène Amandine Granier, mentor et appui qui le sortira des ténèbres pour le reconduire vers la lumière créatrice.

Un parcours sans cesse animé par la musique avec laquelle il s’enferme pour créer en solitaire (Mademoiselle K, Noir désir, Saez…du rock un peu « bad trip » mais aussi du classique ou celle qui le fait voyager comme Yann Thierson) et une force appuyée par ses belles rencontres qui l’amèneront à travailler avec de grands noms de la photographie (Nath Sakura, Fanny Dussol, Greg Alexander…), de célèbres Dj’s (loïc Lozano et Julien Brun), à s’inspirer de ses muses (Lilas et Chris), à être sollicité pour des défilés, concours, expositions et par des marques de prêt-à-porter…
Aujourd’hui Ludovic a su trouver son style, et met tellement de lui dans ses créations qu’il en devient même jaloux! (chacune de ses pièces lui volant à chaque fois un peu de lui-même)
Mais une jalousie amoureuse qui continuera à le faire avancer et à se faire connaître d’avantage…


